Chapitre 1 : Une petite maison dans le sud

Chapitre 1 : Une petite maison dans le sud

Il est 3heures du matin. Ma mère vient de me réveiller. Quand on vous réveille à cette heure-ci normalement vous vous mettez dans une colère noire ? Moi non. Enfin, c'est un cas exceptionnel. Nous sommes le 25 juin. Cela fait maintenant 9 jours que je suis en vacances et dans exactement 2heures et 15minutes si on suit le timing de mon père, nous partirons pour un endroit paradisiaque. Enfin, c'est comme ça que l'a qualifié ma mère. Ma valise, enfin mes valises sont prêtes depuis plus d'une semaine. Pour l'occasion, j'ai acheté 3maillot de bain, nous partons au bord de la mer. Et je me suis refait une garde robe complète pour l'été. Des petites robes, jupes légère et shorts, ainsi que pas mal de top et quelques gilets, on ne sait jamais.

Ma mère : Roxane ! Descend tes valises. Ton père va les mettre dans le coffre.
Moi : Si tu tiens à tes escaliers, j'te conseille de venir les chercher.
Ma mère : J'ai compris. J'appelle ton père.

Je termine de me préparer. Vérifie que tout est dans le sac qui m'accompagnera pendant le voyage. Mon portable recharger à bloc, mon Ipod, mon MP4 au cas où mon Ipod tomberais en rade. Deux ou trois paires d'écouteur, mon casque, un ou deux livres, quelques magasines acheter la veille, des jeux, mes lunettes de soleil, des chewing gum, des bonbons, des gâteaux. Je crois que je n'ai rien oublié. Pendant se temps, mon père a descendu mes valises et terminer de charger le coffre et ma mère à passer la serpière, comme ça, si un voleur vient, tout sera nickel et peut-être, il reviendra. Je prends mon oreiller, fait le tour de ma chambre historie de bien vérifier que je n'ai rien oublié et vais rejoindre mes parents en bas.

Mon père : Prête ?
Moi : Ouais.
Mon père : t'as rien oublié?
Moi : Je ne pense pas.
Mon père : Alors on peut y aller.

Je grimpe à l'arrière de la voiture et c'est partie pour 8heures de route, si tout va bien. Même si je suis très contente de partir en vacances, de rencontrer de nouvelles personnes, de respirer un nouvelle air et pleins de choses comme ça, le trajet m'enchante par contre, beaucoup moins. J'aimerais pouvoir claquer des doigts et me retrouver sur la plage paradisiaque qu'il m'est promis, avec pleins de beaux mecs autour de moi. Mais cette plage, je ne l'aurais que dans 8heures. Sachant que je n'ai pas trop le choix que de rester dans la voiture, je me cale le plus confortablement, les jambes étendues sur la banquette de la voiture, mon oreiller dans le dos. J'allume mon Ipod, le casque sur les oreilles. Me fait une Play liste de quelques chansons. Je ferme les yeux, bientôt le sommeil me rattrape et je continue donc ma nuit. Je ne me réveille que vers 9heures. On est arrêté dans une aire de repos. Il y a beaucoup de monde et surtout énormément de petits. Je m'étire et sors de la voiture. Il fait drôlement bon pour cette heure de la journée. Je sens qu'une journée très chaude est en cours. Mes parents boivent un café en mangeant des petits pains au lait assis sur le rebord du coffre. Je me sers un verre de jus d'orange, une fois bus, je vais aux toilettes. J'emporte ma trousse de toilette afin de me maquiller correctement et de me brosser les dents aussi. Quand j'arrive devant la porte des toilettes femmes, il y a une queue phénoménale. Je soupire te me met au bout de la file. Il y a des moments comme ça où j'aimerais être un mec. Il n'y a quasiment personne dans leurs chiottes. Après de longues minutes à attendre, je peux enfin accéder au lavabo. Je me maquille, me brosse les dents, me recoiffe rapidement. La voiture ne se prête pas vraiment au brushing. Quand j'ai terminé, je ressors. Je traverse le parking. Une bande de mecs, appuie contre des voitures me regardent passer. Je déteste ça. Pas pare que j'e n'aime pas qu'on me regarde, je crois que la plupart des filles apprécient ça, mais je me sens comme un morceau de viande qu'ils aimeraient bien gouter. Je rejoins mes parents. Ils sont prêts à repartir. Je prends une bouteille d'eau et me réinstalle dans la voiture. Le trajet est long, affreusement long jusqu'au midi. Mais lorsque cette heure sonne, je sais qu'il ne reste plus beaucoup de temps avant d'arriver. On pique nique sur une nouvelle aire de repos. Il y a beaucoup moins de monde ici. Il fait chaud, on va donc se poser à l'ombre.

Moi : On arrive bientôt ?
Mon père : Dans deux heures.
Moi : Cool. C'est pas que je n'aime pas la voiture mais, si je n'aime pas ça.
Ma mère : C'est bientôt terminé. Tu me passe la salade s'il te plait.

Après avoir finis de manger, mon père prend son bouquin et ma mère fait un petit somme. Moi je parts explorer l'aire de repos. Il y a eux ou trois familles installer comme nous à l'ombre, déjeunant ou se reposant tranquillement. Le coin n'est pas grand. Il y a une petite supérette. Il fait frais à l'intérieur. Je flâne du côté des magasine un moment. J'en trouve quelques uns d'intéressants. Je vais emprunter un peu d'argent a mes parents afin de me les acheter et je retourne les feuilleter poser à l'ombre non loin de la voiture. On reste deux bonnes heures à l'air de repos avant de repartir. Le trajet me semble encore plu s maintenant que je sais qu'il va bientôt se finir. Bientôt j'aperçois la plage. Il y a beaucoup de monde. Le coin me plaît énormément. Pleins de boutique, de verdure, de sable te de garçons plutôt pas mal. Malheureusement ce n'est pas là qu'on s'arrête. Le trajet dur encore une demi heure et se termine dans un endroit tout autre auquel je m'attendais. Un coin plein de verdure, pleins de sable et de rocher mais vide. Absolument vide. Un simple petit village avec quelques dizaine de maison. Une petite plage déserte et des champs et des forêts à perte de vu, à des dizaines de kilomètre de tout endroit civilisé. Je sors de la voiture, regardant autour de moi. Derrière un petit portail se dresse une maison à deux étages, pas très grande. Juste derrière, au pied d'une falaise j'entends l'eau s'abattre contre les rocher. A par ça rien. Juste une route qui s'en va vers le village qui se trouve quelques centaines de mètres plus loin.

Ma mère : Ca te plais ?
Moi : Euh...
Mon père : C'est magnifique tu ne trouve pas ? On va passer des superbes vacances. Ca va être reposant, rafraichissant et revigorant.
Moi : Ouais. Tranquille, je n'en doute pas.

On commence vider le coffre de la voiture. Je prends mes eux valise te mon sac à dos, passe le portail et marche sur le chemin de gravier qui mène jusqu'à la maison. Je dépose mes affaires devant la porte et vais regarder pas l'une des fenêtres, la seule sans volet, attendant qu'un de mes parents veuillent bien venir ouvrir. Il fait sombre à l'intérieur mais à ce que je peux apercevoir, ce n'est pas très grand, ni trop petit et un peu vieillot. Comme la plupart des maisons de vacances que l'on peut trouver. Ma mère vient enfin ouvrir. Je reprends mes valises et entre dans la maisonnette. On arrive directement dans un petit salon/salle à manger. Il y a 3grande baies vitré donnant sur je pense, la mer. Derrière un bar, une cuisine simple, légèrement veillotte. Il y a autre une toilette et une chambre. Je grimpe à l'étage. L'ambiance est plus vieille. Une tapisserie à fleur violette et orange délavée orne le couloir. Il y a trois portes. L'une mène à une salle de bain, une autre à une petite chambre et la dernière à une autre chambre. C'est dans cette dernière que j'élu domicile pour ces deux mois à venir. Elle est plus grande que l'autre chambre à l'étage et beaucoup plus agréable, même si la tapisserie laisse à désirer. Il y a une grande armoire, un miroir, un lit deux places et surtout une grande fenêtre. Je vais ouvrir les volets afin d'avoir un peu de lumière. Et grande surprise, j'ai le doit aussi à un balcon avec vu sur la mer. Je dois avouer que c'est plutôt joli. Je range mes affaires dans l'armoire, enfile un short et un débardeur léger, m'enfonce une casquette sur la tête, prends mes lunettes de soleil, mon appareil photo et décide d'aller faire le tour des environs. Il fait chaud et ça fait énormément de bien. Je prends la route jusqu'au village. Le coin est plutôt sympa pour prendre des jolies photos. Les maisons éparpillées ça et là sans aucunes règles sont jolies. J'en prends quelques unes en photos. J'arrive dans la petite place. Un grand platane surplombe la place entouré d'un bar, de la mairie où flotte le drapeau français, d'une épicerie tabac et de l'église. A l'ombre du platane, discute un groupe de jeunes d'une quinzaine d'année, peut-être moins. Autour d'une table en bois, sur la terrasse du pub, jouent aux cartes 4 personnes âgées. Sur un banc dans l'ombre de l'église, des mères discutent tout en surveillant du coin de l'½il leur progéniture jouant sur les marches de l'église. Je fais le tour de la place, faisant plusieurs clichés de l'endroit puis des personnes ensuite. Il y en a plusieurs de bien réussis. Je continue ma balade dans le village, autant dire que ce n'est pas très long, étant donné sa petitesse. Je me rends alors sur la plage. Elle n'est pas très grande non plus et surtout déserte ou presque. Seulement deux ou trois personnes, étendues sur une serviette, lézarde au soleil. Je m'assois sur le sable et observe la mer. Le village est plutôt sympa, petit mais sympa. Je trouve qu'il manque quand même un peu de population. Tout semble plus que vide. C'est déprimant. Et puis, dans ma promenade, je n'ai pas croisé une seule personne de mon âge. Les seuls qui s'en approchaient un peu c'était les collégiens sous le platane et ils restent encore pour moi, des mioches. Après une heure à lézarder sur la plage, je décide de rentrer. Je grignote un peu et monte dans ma chambre. Mon père m'a branché mon ordinateur portable. J'y branche mon appareil photo et mets les photos dessus. Ca fait, je vais aider ma mère à finir de ranger la maison puis je sors dans le jardin et m'allonge sur une couverture pour lire tranquillement.

Ma mère : t'as mis de la crème ?
Moi : Nan.
Ma mère : Vient en mettre si tu ne veux pas ressembler à une écrevisse dans 5minutes.

Je soupire te vais m'étaler de la crème sur toutes les parties de mon corps apparente sous l'½il de ma mère. Une fois fait, je vais me rallonger sur la couverture.

* *
*

Bonjour :)
Premier chapitre enfin mis ^^
Oui je sais, j'ai pris du temps
Mais qu'est-ce que vous voulez
Je profite d'être en vacances ^^
Ca fais tellement du bien :)
J'espère que ce premier chapitre vous à plu
Et s'il vous plait, 6commentaires par personnes (a)

Bisoux*

PS : Une image est à venir...

# Posté le jeudi 25 juin 2009 11:35

Modifié le jeudi 25 juin 2009 11:46

Chapitre 2 : Mon petit Voyeur

Chapitre 2 : Mon petit Voyeur



5 jours plus tard :


Je m'ennuie. Je m'ennuie mortellement. Il n'y a absolument rien à faire. Je pourrais bien aller en ville mais à pied c'est trop loin, en vélo pareil et mes parents refusent de m'y emmener. D'après eux ils y a bien assez à faire dans le coin. Ouais, quand on aime visiter les caves et les minis musées surchauffés. Je vais bien à la plage, mais toute seule, ce n'est pas super amusant et me promener, c'est bien mais à force, le paysage, on s'habitue. Aujourd'hui, alors que mes parents sont partie en randonné je ne sais où, me laissant encore seul avec ma solitude, je décide d'aller visiter, une nouvelle fois les environ. Peut-être vais-je trouve de nouveaux endroits encore non exploré par ma personne. Je ne prends pas mon appareil photo, on ne sait jamais si j'ai escaladé quoi que ce soit. Je ne me munis juste de mes inséparable lunettes de soleil, d'un débardeur et d'un short cela va de soit et de bonnes chaussures. Je ferme la maison à clef, laissant un mot pour mes parents et par en exploration. Je pars par le jardin cette fois. Peut-être y a-t-il un passage qui me permettrait de descendre le long de la paroi. Malheureusement, elle reste abrupte d'un bout à l'autre. Pas la peine de penser descendre. Je recommence à sillonner l'unique route allant de la maison, traversant le village jusqu'à la plage. Dès qu'un endroit sur le bord de la route me parait praticable, je m'y engage jusqu'à ce que le chemin me soit barré. Plus d'une dizaine de fois je me trouve dans ce cas là, jusqu'à ce que je trouve un petit chemin tracé par les animaux et menant jusqu'à un coin tranquille, sur une petite plage, loin des regards, si peu qu'il y en ait. Un endroit où je pourrais me réfugier plutôt que de rester indéfiniment dans le jardin de la maison. Je préfère m'ennuie dans un coin joli et tranquille plutôt que sur une étendu d'herbe sans aucun intérêt.
C'est alors ici que je passe les jours suivant. Parfois écoutant la musique, parfois lisant et quelques fois aussi, je me baigne. Mais au bout de quelque jour, je commence vraiment à me sentir seule au monde et je fais quelque chose de complètement idiot, je me mets carrément à poils. Je suis seule, le soleil tape, autant en profiter pour faire un bronzage intégrale. Bien entendu, rien ne peux se passer comme il faut, après quelques dizaines de minutes de lézardage, j'entends un bruit dans les fourrés. Je me recouvre rapidement de ma serviette et appelle bêtement.

Moi : Euh... Il y a quelqu'un ?
Quelqu'un : Oui. Moi !

Un garçon apparait avec des cheveux mis long brun et emmêlé, un vieux T-shirt et un short tout déchirés, un grand sourire sur les lèvres. Il s'approche comme si de rien n'était, pas du tout gêné.

Garçon : Salut ! C'est sympa comme coin hein ?

Je le regarde bouche-bée sans savoir quelle attitude adopté. Je tiens ma serviette autour de moi, n'essayant pas d'imaginer ce qu'il se passerait si elle décidait tout à coup de faire des siennes et de tomber. Enfin, ça ne changerait pas grand-chose, il devait être là depuis longtemps à m'observer. J'adopte alors pour l'attitude naturelle. Enfin la plus naturelle possible dans ce genre de circonstance.

Garçon : T'es en vacances ?
Moi : Oui, à Magalas.
Garçon : Ah oui ? J'y habite ! Tu es là depuis longtemps ? Je ne t'ai jamais vu au village
Moi : Je n'y vais pas beaucoup. Je reste chez moi, ou ici.
Garçon : Tu n'as plus cours ? Pour que tu sois déjà en vacances. Le Brevet est que dans une semaine
Moi : J'ai passé le brevet il y a déjà un an.
Garçon : Moi, je le passe l'année prochaine.

Décidément, il ne se trouble pas facilement. Il reste là, planté devant moi, à me sourire. Je cherche une excuse, même la plus bidon pour le faire partir. Je finis par trouver une solution pas trop ridicule.

Moi : Tu m'excuseras. J'étais en train de lire...
Garçon : D'accord, je te laisse. Peut-être à un de ces jours.

Bien sûr. A un de ses jours. Je n'ai pas l'intention de traîner prochainement dans les rues du village et encore moins en compagnie de collégiens. Je me rhabille et rentre. Mes parents ne sont pas là. Je vais prendre une douche repensent sans arrêt à l'intrusion de ce garçon sans gêne.


Le lendemain soir :


Le village organise une petite fête. Une sorte de boom en plein air. Je n'ai aucune envie d'y aller et de me retrouver parmi tout ses vieux en train de danser le twist ou je ne sais quoi d'autre encore. Bien sûr, ma mère n'est pas du même avis. Ca pourrait être très enrichissant et je pourrais rencontrer pleins de gens. Oui, entre les gamins encore baveux et les soixantenaires, je vais me faire pleins d'amis.

Ma mère : Aller Roxane. Je suis sûr tu vas t'amuser. Et si vraiment tu t'ennuie, okay tu rentreras. Mais ne pleure pas avant d'avoir mal s'il te plait.
Moi : Mh ! Je n'ai pas vraiment le choix de toute manière.
Ma mère : Oui. Aller, va te préparer.

Je monte dans ma chambre, pas plus emballer que ça. J'enfile une robe légère car malgré qu'il fasse presque nuit, il fait encore bien chaud. Mes spartiates et on y va. La fête se déroule sur la petite place. Des lanternes ont été installées partant de chaque coin de maison et finissant dans les branchages du platane. Une grande table l'entour, débordant de gâteau boisson et autre choses délicieuses. Un kiosque à été construit avec un orchestre. Une piste de danse a été installée au pied de l'église, entouré de spots de millier de couleur. Quelques personnes danses déjà, le reste discutent entre elle ou mangent. Je prends mon appareil photo et mitraille le lieu. La lumière du coucher de soleil est magnifique et donne aux photos une sorte d'irréalisme paradisiaque. Après quelques photos prises, je vais me poser sur un banc décoré de fleurs pour l'occasion. Lorsque le ciel est suffisamment assombri, la piste de danse s'éclaire et les danseurs affluent. J'observe la foule, à la recherche d'une quelconque personne se rapprochant le plus de mon âge, de sexe masculin de préférence. Malheureusement mes recherche son veines jusqu'à ce que j'entende derrière moi :

Quelqu'un : Salut ça va ?

C'est mon petit voyeur. Il me regarde, l'air super content de me voir. Je lui réponds pas un bref salut et détourne le regard.

Garçon : je ne t'ai pas demandé ton nom ? Moi c'est Johannes.
Moi : Roxane.

Derrière lui, d'autre nain ricane.

Johannes : Je te présente mes potes...
Moi : Ecoute. Si ça ne te dérange pas, je préfère rester seule.

Il fait une petit grimace déçue, mais n'insiste pas. Le soupçon qu'il a raconté à ses potes qu'il m'a vu à poil me gâche mon humeur. Je vais voir ma mère pour lui demander si je peux rentrer. Mais celle-ci, têtue, m'entraine de force sur la piste de danse. Elle a de la chance, j'aime bien danser et ça me remet d'aplomb. Quand l'orchestre attaque un slow, je vais me réfugier sur mon banc, le plus loin possible de la piste. Même là, je ne suis pas tranquille. Johannes vient se planter devant moi.

Johannes : Tu danses ?

La stupéfaction me rend muette. Et comme s'il lisait dans mes pensées, il ajoute.

Johannes : Si ça ne te dérange pas de me dépasser d'une tête !

J'éclate de rire. Comment lui refuser ça ?

Moi : T'es têtu.
Johannes : Tu me plais, je n'y peux rien.

Il a dit ça avec tellement de naturel que j'en reste scotchée. Je le suis sur la piste de danse. Il pose ses mains sur mes hanches, les miennes sur ses épaules. Il ne fait pas une tête de moins que moi, mais ce n'est pas loin. Ma bouche arrive au niveau de son front. Je me sens complètement ridicule en même temps que de me sentir bien, sur la piste de danse, avec lui. Le slow terminé, on va s'asseoir tous les deux, un peu à l'écart pour discuté.

Johannes : Tu es là pour combien de temps ?
Moi : Jusqu'à fin août.
Johannes : Cool. Ca te dit que demain je te fasse voir les coins sympas ?
Moi : Je pense qu'avec toutes ses jours d'ennuie, j'ai eu le temps de tous les visiter.
Johannes : Je suis sûr que non.
Moi : Alors c'est comme tu veux.

Il me fait un sourire radieux. On discute. Beaucoup de moi. Il me demande d'où je viens, ce que j'aime faire, la musique que j'écoute, si je fais un sport, si j'aime ci, si j'aime ça.

Moi : Et toi ?
Johannes : Moi, ben rien.
Moi : Ne me dis pas que tu n'as pas de vie. Il y a bien quelque chose que tu aime.
Johannes : La musique, le foot, me promener quand il fait beau dans des coins pommés.
Moi : Comme hier.
Johannes : Entre autre.

J'attends un instant qu'il me sorte un truc du genre : oui en parlant de ça, je suis désolé de t'avoir surprise hier. Mais non. Je crois que je pourrais attendre, il ne présentera aucune excuse. Mais en faite, je n'en attends même pas. La fin de soirée se passe extrêmement bien. C'est presque comme si je n'avais pas envie de partir et de parler encore un peu avec lui. Mais viens le moment où lui, doit partir.

Johannes : Je ne suis pas aussi vieux que toi. J'ai déjà eu du mal à avoir la permission de 1heure.
Moi : Pauvre petit gamin.

Il fait une grimace de désaccord, me souhaite une bonne nuit et s'en va. Je souris en le regardant s'éloigner. Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais ce petit me plait. Son naturelle et sa simplicité m'ont vraiment conquis. Quand il est hors de vu, je vais voir mes parents leur annoncé que je pars.

Mon père : Tu vois, ce n'était pas si terrible.
Moi : Finalement non. Bonne fin de soirée.
Mon père : Bonne nuit à toi.

Il me passe les clefs de la maison et je m'en vais. Je vais me coucher directement, mais pas avant avoir mis mes photos sur mon ordinateur et avoir remis la batterie à recharger. Je m'endors rapidement, tout en pensant à la rencontre que j'ai faite.




Bonjour :)
Il fait beau, le soleil brille, c'est les vacaces
Et je suis d'humeur à vous mettre un nouveau chapitre
Super hein ? : P J'espère en tout cas qu'il vous a plu
Et que vous en redemanderez :)
Malheureusement la suite ne sera prévu que pour dans deux semaines
Car je parts en Espagne ^^ pour amélioré mon espagnol (et peut-être rentrer des gens)
Je vous souhaite de bonne et heureuse vacances. profitez-en et amusez vous.
& 6 commentaires :$

Bisoux*

PS: Cette photo est aussi à venir quand... j'aurais le temps ^^

# Posté le samedi 04 juillet 2009 10:38

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 09:27

Chapitre 3 : Un gamin de 14 ans

Chapitre 3 : Un gamin de 14 ans



Le lendemain, malgré l'heure à laquelle je me suis couchée, je me lève relativement tôt. Il fait déjà chaud. Ca fait extrêmement de bien. Je petit déjeune, vais me doucher, m'habille d'un bermuda et d'un vieux T-shirt en vu de ma future expédition avec Johannes. Je vais ensuite chercher du pain au village. Bizarrement, enfin peut-être pas si bizarrement que ça, j'ai envie de le croiser. Comme ça, par hasard. Mais apparemment, ce ne sera pas pour aujourd'hui. Le village est désert. Il est peut-être encore trop tôt. J'entre dans la boulangerie. Une jeune femme enceinte m'accueille.

Moi : Bonjour. Deux baguettes s'il vous plait.
Boulangère : Voilà pour toi. Tu es en vacances ici, dans la maison au bout du chemin de la falaise ?
Moi : Oui. Avec mes parents.
Boulangère : Jusqu'à quand ?
Moi : Fin du mois d'août.
Boulangère : D'accord. Bonne vacances alors. Je pense qu'on se reverra.
Moi : Oui, je pense aussi. Merci, bonne journée.
Boulangère : A toi aussi.

Je paie et sors de la boulangerie. Je lève le visage au ciel. Il n'y a pas un nuage, une journée parfaite pour une petite balade. De retour à la maisonnette, je pose les baguettes sur la table du salon et vais me poser dehors, sur un transat, la musique sur les oreilles, me passant en boucle « Cocaïne » de J.J Cale, un magasine people sous les yeux. Après manger, je retourne lézarder au soleil, attendant mon petit voyeur. Il ne monte le bout de son nez qu'à 15h.

Johannes : Bonjour madame. Je viens voir Roxane.
Ma mère : Elle est dans le jardin. Entre.

Quelques secondes plus tard, il est planté à côté du transat sur lequel je suis encore allongée.

Johannes : Salut !

J'enlève mes lunettes de soleil tout en le saluant à mon tour. J'esquisse un sourire. On dirait un petit sauvage. Il a les cheveux en bataille comme s'il ne les avait pas coiffés depuis des années, son T-shirt, bien trop grand pour lui, pend lamentablement sur ses épaules et son short est troué à de multiples endroits.

Johannes : On y va ?
Moi : Je te suis.
Johannes : t'as un vélo, parce que j'suis venu avec le mien.
Moi : Oui, j'vais le chercher.

Je vais prendre mon vélo qui est posé contre l'une des façades de la maison, préviens ma mère que je sors et vais rejoindre Johannes qui m'attends patiemment assis sur le muret devant la maisonnette.

Moi : Tu m'emmène où ?
Johannes : Faire un petit tour du côté de la plage, y'a des endroits pas mal.
Moi : Oh ! Deux secondes. J'vais chercher mon appareil photos.
Johannes : Je t'attends.

Je cours chercher mon appareil dans ma chambre, vérifie que la batterie et la carte mémoire sont bien dedans, me connaissant on ne sait jamais et redescend.

Moi : C'est bon.
Johannes : Alors on y va.

On remonte toute la route jusqu'au village qu'on traverse puis vers la plage. On pédale un bout de temps le long de la plage, tout en discutant.

Johannes : Tu fais des études dans la photographie ?
Moi : Non. Enfin j'ai fait audio visuel en seconde. Mais j'arrête.
Johannes : Pourquoi ?
Moi : Parce qu'on étudie plus le cinéma que la photo. Et ça ne m'intéressait pas plus que ça. Je donne leur chance à d'autre.
Johannes : Tu vas faire quoi l'année prochaine ?
Moi : Art plastique.
Johannes : Tu dessine aussi ?
Moi : Plus ou moins. Tout le monde dessine d'un côté. Plus ou moins bien après.
Johannes : D'un sens c'est vrai. Tu veux faire quoi plus tard ?
Moi : Je ne sais pas encore. Il faudrait que j'y réfléchisse. Et toi, tu voudras faire quoi en seconde ?
Johannes : J'vais essayer de rentré au conservatoire de musique.
Moi : Tu fais de la musique ?
Johannes : Chant et piano. Je me suis mis à la guitare y'a un an.
Moi : C'est pas mal. Un musicien.

Il me regarde en souriant. Résultat il termine dans un bosquet, la tête dans le sable. J'éclate de rire et manque de tomber moi-même de mon vélo. Il se relève, pousse son vélo qui est tombé sur lui, crachote du sable et se tourne vers moi. Son visage est recouvert de sable. Cette fois si, je tombe vraiment de mon vélo, complètement écroulée de rire. Je reste assis par terre me cachant le visage dans mes mains.

Moi : Excu-excuse m-moi Johannes. C'est ner-nerveux !!

Je me relève, contenant le plus possible mon rire. Il s'époussète le visage jusqu'à ce qu'il n'y ait plus un grain de sable. Je le regarde faire sans rien dire. Puis quand il a terminé, je lui enlève le reste du sable qui était dans ses cheveux.

Johannes : merci. Ca te dis qu'on continue à pied, ça sera plus facile qu'avec les vélos.
Moi : c'est plutôt que t'as peur de retomber avoue.
Johannes : Non pas du tout. Même je retomberais bien juste pour t'entendre à nouveau rire comme tu l'as fais.

Je reste un instant bouche-bée par sa manière directe de dire ça puis me reprend.

Moi : Alors refais exactement ce que tu viens de faire, si ça te fais tellement plaisir de m'entendre rire.

Il fait semblant de tomber en trébuchant contre son propre pied. Il se rattrape à un muret en grimaçant d'une fausse douleur. Je rigole doucement tout en secouant la tête. Il me regarde fière de lui, un vrai gamin. Enfin, s'en est un. J'ai tendance à l'oublier quand je suis avec lui. Mais il a peine 14ans. C'est encore un petit mioche.

Johannes : Tu viens ?
Moi : Oui, oui.

J'attache mon vélo à un poteau et le rejoins dans le sable. On marche tranquillement le long de la plage pendant une bonne heure. Il fait drôlement chaud et l'idée de piquer une petite tête dans la mer n'est pas trop désagréable. Malheureusement, je n'ai pas pris mon maillot de bain. Je regarde Johannes, il est pensif, silencieux et n'a surtout pas l'air de penser que faire trempette pourrais nous éviter de mourir de chaud. Il doit avoir l'habitude lui, de passer son année au soleil. On arrive au bout de la plage. Devant nous se dresse un mur de verdure.

Johannes : Pour passer de l'autre côté il faut nager. Ca ne te dérange pas ?
Moi : Tu aurais pu me demander d'emmener mon maillot tu ne penses pas ?
Johannes : J'ai pensé qu'aujourd'hui, tu ne voudrais pas te promener avec moi. Que c'était juste histoire d'une danse hier soir.

Il me fait un petit sourire d'excuse tout bien mesuré pour que je ne dise plus rien. C'est fou comme à son jeune âge, il est capable de m'embobiné. Je soupire.

Moi : J'y vais habiller par contre.
Johannes : Tu pensais que je te demanderais quoi ? Même si ça ne me dérangerais pas, tu fais ce que t'as envie.

Okay, ça c'est pour le coup que j'ai rigolé quand tu es tombé. J'enlève mes chaussures et avance dans l'eau. Elle n'est pas très chaude. Elle m'arrive à la taille alors que Johannes a presque les moitiés du torse mouillé. On contourne la falaise en quelques minutes. Heureusement je ne suis pas trempée en entière. Il fait chaud, je sècherais plus vite. Pour Johannes je n'en dirais pas tant. Il a eu un, disons, petit accident de parcours. Dans le genre de quelque chose qui, sans le vouloir, l'a fait tomber.

Johannes : Putin, c'est malin ça ! J'suis tout mouillé.
Moi : l'eau ça mouille ?
Johannes : Ah ! Ah ! Ah ! C'est à cause de ce foutu rocher, caillou ou je ne sais quoi dans lequel j'me suis pris.
Moi : Oh ! Oui, c'est bête, c'est sûr.

Je n'arrive pas à m'empêcher de rigoler. Surtout que quand le caillou en question, c'était mon pied. Je regarde Johannes essoré comme il peut son T-shirt, les sourcils froncés.

Moi : Ca va ? Tu t'en sors ?
Johannes : C'est bon, pas la peine de rigoler. Toi aussi t'es mouillée.
Moi : Pas autant que toi. Bon on marche ? Tu sècheras plus facilement.
Johannes : Mouais. Bon c'est par là. Y'a un point de vu sympa.
Moi : Allons-y alors.

Hey :)
Après 2 semaines d'absence me revoilà ... même pas bronzer x)
Je suis pas mécontente d'être de retour en France
Mais l'Espagne me manque trop :( je m'en remettrais ^^
En attendant chapitre 3 en ligne comme vous pouvez le constater :)
La photo est aussi en cours d'être mise x) quand j'aurais le temps
6 commentaires Por Favor :)

Bisoux*

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 16:54

Modifié le mardi 21 juillet 2009 08:45

Chapitre 4 : Du haut de la falaise

Chapitre 4 : Du haut de la falaise

Après un quart d'heure de marche, on arrive au sommet d'une colline qui s'avère, après y avoir regardé plus près, une petite falaise au bord de l'eau. Il avait raison, c'est vraiment joli ici. Je prends quelques clichés mais il y a beaucoup de lumière et ça ne donne pas grand-chose d'exceptionnel. Je m'assois sur le bord, Johannes vient me rejoindre après avoir étendu son T-shirt sur une branche d'arbre.

Moi : Dis donc, ce n'est pas très musclé tout ça.
Johannes : Je ne te permets pas ! Et puis, c'est parce que je n'ai pas encore commencé mon entrainement de l'été. D'ailleurs, je ne suis même pas encore en vacances.
Moi : Ah ! Oui, c'est vrai. T'es un petit collégien toi.
Johannes : Et fier de l'être. T'es passé par là toi aussi ma grande.
Moi : D'ailleurs le petiot ! T'es pas censé être en cours toi aujourd'hui ? On est lundi si je ne m'abuse pas.
Johannes : je crois bien.
Moi : Explication ?
Johannes : c'est plus intéressant de ce promené avec toi que d'aller en cours. Explication convaincante ?
Moi : Mh ! Pas vraiment. Mais ça me fais plaisir d'être plus intéressante qu'un quelconque prof. Mais bon, je ne voudrais pas que tu rate tes études à cause de moi.
Johannes : j'ai loupé bien plus qu'une journée de cours. Et puis, ça fais déjà un mois que je me suis autoproclamé en vacances.
Moi : Petit rebelle.
Johannes : Héhé ouais !

Il me fait un sourire émaille blancheur. Je me tourne vers l'horizon. Je ne sais pas l'heure qu'il est, et a vrai dire, je m'en fiche un peu. Je suis bien là avec lui. Sa compagnie est très agréable. Je m'appuie sur mes coude, les jambes toujours dans le vide et lève le visage vers le ciel, ferme les yeux et prend un bain de soleil. Il fait drôlement chaud. Je suis déjà presque sèche.

Moi : En faite Johann...

Il est, mon appareil entre les mains, en train de me prendre en photo. Chose que je n'aime pas, surtout sans mon accord. Mais là, ce qu'il me surprend le plus, c'est qu'il m'a surpris justement.

Moi : ...es. Mais qu'est-ce que tu fais ?!
Johannes : j'te prends en photo.
Moi : Oui, j'avais remarqué. Pourquoi ?
Johannes : je ne sais pas. T'étais jolie comme ça. C'était tentant.
Moi : Tu ne recommence pas ! Surtout sans mon accord.
Johannes : Tu l'a bien fais toi.
Moi : Ouais mais... mais c'est que... ouais bon okay. J'ai rien dis.
Johannes : J'ai toujours le dernier mot.
Moi : Tu m'énerves !

Je me lève, plus énervée contre moi qui me laisse avoir pas un gamin de 14ans, que par Johannes lui-même. Je reste debout au bord de la falaise, regardant l'eau se mouvée paresseusement en bas. Puis je regarde Johannes, encore surpris par ma réaction, puis de nouveau en bas.

Moi : Ca fais combien de mètre ?
Johannes : Je ne sais pas. Entre 10 et 15 peut-être. Pourquoi ?
Moi : y'a des rocher en bas ?
Johannes : Non, je ne crois pas.
Moi : Okay.

J'enlève mon T-shirt et mon bermuda, ainsi que mes chaussures et m'élance dans le vide. Je pousse un cri de joie avant d'atterrir dans l'eau projetant une grande gerbe d'eau. Je reste en suspend dans l'eau quelques secondes avant de remonté à la surface prendre une grande inspiration. Je regarde en l'air, le sommet de la falaise. Johannes y est penché et il me regarde amusé. Je lui fais signe de me rejoindre. Il hoche la tête avant de disparaitre quelque seconde de ma vue et d'atterrir à côté de moi après un grand bond accompagner d'un cri presque sauvage. Il ressort de l'eau, secouant la tête tout en m'envoyant des gouttelettes d'eau dans la figure.

Johannes : Wow ! Hey t'y vas direct toi hein.
Moi : Ben oui. Je ne vois pas l'exploit.
Johannes : Ben... t'es une fille.
Moi : Et ?
Johannes : Et les filles que je connais ne sont pas du genre à sauter d'une falaise de cette hauteur.
Moi : Je n'ai pas 14ans.
Johannes : Ca se voit.
Moi : C'est-à-dire ?
Johannes : Tu ne veux pas qu'on sorte ? J'aimerais bien sécher avant de rentré chez moi.
Moi : Si tu veux.

On regagne une petite plage de gravier à la nage puis on remonte jusqu'au sommet de la falaise où nous attendent sagement nos vêtements. Je rhabille. Habituellement, même si je suis en sous vêtement, j'aurais attendu au soleil qu'ils sèchent mais là, je ne suis pas seule et qui plus est avec un garçon de 14 ans qui si j'ai bien compris, je ne laisse pas si indifférent que ça. Je me rassois ensuite au bord de la falaise, les pieds ballants dans le vide. Johannes viens s'asseoir à côté de moi.

Moi : Ca veux dire quoi exactement que ça se vois que je n'ai pas 14 ans.
Johannes : Juste que tu fais ton âge. Tu ne fais pas plus jeune.
Moi : Okay.

Je reste un instant silencieuse, tourne la tête vers lui, puis replonge mon regard dans l'horizon.

Moi : Tu n'as pas l'air de beaucoup t'intéresser aux filles de ton âge.
Johannes : C'est vrai.
Moi : Pourquoi ?
Johannes : Elles m'ennuient.
Moi : Pourquoi ?
Johannes : Ce sont des gamines sans cervelles. Elles n'ont aucunes conversations. Elles ne sont pas intéressantes et même pas jolies.
Moi : De ce fait, tu me trouves plus intéressante qu'elles ?
Johannes : Oui. T'es bien plus belle.
Moi : M-merci. C'est... gentil. Bon, on va peut-être y aller. On sèchera sur les vélos.
Johannes : Si tu veux.

Je me lève, laisse mon regard plonger un instant dans l'étendu bleue qui se dresse devant moi et suis Johannes qui est déjà en train de redescendre. On suit le petit sentier en terre, puis on traverse la petite plage, l'obligation d'aller dans l'eau pour passer sur l'autre plage et récupéré ensuite les vélos. Johannes me raccompagne jusqu'à la petite maisonnette.

Moi : Merci pour la balade, c'était sympa.
Johannes : De rien. On pourra recommencer.
Moi : Oui, un weekend cette fois. Histoire que tu ne loupe pas les cours.
Johannes : Oh ! Tu sais, ça ne me dérange pas.
Moi : Ca j'imagine bien.
Johannes : De toute manière, je suis bientôt en vacances.

On discute quelques minutes puis il rentre chez lui. Je le regarde longer la route, grimper sur son vélo, jusqu'à ce qu'il disparaisse à un tournant. Je passe l petite portail, remonte l'allé de la maison. Et merde, la porte est fermée à clefs. Me voilà enfermé dehors. Quelle joie. Encore si j'avais mon Ipod ou un livre, un magasine, ça irais, mais rester à rien faire, ce n'est pas la grande joie. J'ai mon appareil photo c'est déjà ça. Je vais m'asseoir sur le rebord de la falaise au bout du jardin, allume l'appareil et fais défilé les photos de l'après midi. Il y en a des jolies. J'en recadre certain, en efface d'autre sans importance et m'arrête sur la séries qui me représente moi. Johannes m'a pris sous plusieurs angle sans même que je m'en aperçoive. Il y en a quelques unes de très réussi. Il faudrait jusque ce soit quelqu'un d'autre que moi dessus. Il y en a même une de moi quand je saute du haut de la falaise. Je ne sais pas comment il a pu la prendre celle là. Mais elle est jolie. Quand j'ai terminé l'inventaire des photos sur mon appareil, mes parents se décident à rentrer. Je vais mettre les photos sur l'ordinateur, les dates, enfile mon maillot de bain, prends ma serviette, m'étale de la crème et enfin attrape un bouquin et mon Ipod et je vais à la petite crique. Après autant de marche, il ferait bon de se rebaigner.



Bonjour :)
Après une longue absence (et oui j'étais encore en vacances x))
Me revoilà (pour de nouvelles aventures chocolatés) Brefff.
Voici le 4éme chapitre qui est un peu plus court que les 3précédent
C'est un chapitre de passage disons ^^
Bonne lecture et à bientôt :)
6 commentaires chacunes? (a)

Roxane

# Posté le samedi 22 août 2009 06:31

Modifié le samedi 22 août 2009 06:44

Chapitre 5 : La copine de mon frère.

Chapitre 5 : La copine à mon frère.


J'arrive sur le sable fin, quelqu'un est déjà là. Un petit garçon brun et au vêtement relativement sales est accroupie au bord de l'eau. Il a des jambes très fines, voire maigre. Il joue avec la surface de l'eau. Je le regarde un moment puis décide qu'il a l'air plutôt calme donc que je pourrais rester me reposer ici comme si j'étais toute seule. J'étale ma serviette sur le sable, retire mon t-shirt e t mon bas et avance jusqu'à l'eau. Ce n'est seulement qu'arriver à sa hauteur qu'il me remarque. Il me jette un coup d'½il avant de revenir à son occupation. En fait, il me semble qu'il creuse un trou dans le sable mais celui-ci se rebouche à chaque fois qu'une vague vient le recouvrir. Mais il recommence. L'eau m'arrive à la hauteur de mes hanches. Je me retourne, me disant que peut-être c'est un petit voleur qui n'attend que j'ai la tête dans l'eau pour piquer mes affaires. Mais le gamin n'a pas bouger, il est toujours accroupie au bord de l'eau mais cette fois il me regarde. Je croise son regard et sans savoir pourquoi détourne les yeux. Après quelques secondes, il baisse aussi les yeux. Je continue alors mon avancée dans l'eau. Je plonge, reste un instant dans l'eau avant de remonter de secouer mes cheveux laissant échappé des petites gouttelettes qui forment avec le soleil pleins de minis arc-en-ciel. Je me tourne vers la rive. Le petit brun a toujours les yeux fixé sur moi. Ca commence à devenir gênant. Je fais quelques brasses, il continue de me suivre du regard. Je vais rejoindre la rive à la nage, termine en marchant. J'arrive à se hauteur. Le sable semble avoir beaucoup d'importance tout d'un coup pour lui. Je m'assois à côté de lui, les vagues viennent me lécher agréablement les jambes, lançant des gerbes d'eau autour de moi à la manière d'une pub.

Moi : Tu t'appelles comment ?
Garçon : Fabi.
Moi : Ce n'est pas très commun comme prénom.
Fabi : C'est un surnom. Mon vrai prénom c'est Fabian. Mais j'préfère Fabi, c'est plus cours... et moins commun. Et toi tu t'appelles comment ?
Moi : Roxane.
Fabi : t'es la copine à mon frère.
Moi : Johannes est ton frère ?
Fabi : Tu serais la première à dire qu'on ne se ressemble pas.
Moi : j'ai jamais dis ça.

Je l'observe. Il a un air renfrogné comme s'il ne voulait pas qu'on l'approche de trop près, qu'il voulait se donner un air mystérieux. Il a une bouille de gamin, une tignasse brune en bataille, comme son frère et de très jolis yeux bruns.

Fabi : t'as quel âge ?
Moi : 16 ans et toi ?
Fabi : 10. T'es beaucoup plus vieux que lui.
Moi : Je n'ai que 2ans d'écart avec lui.
Fabi : j'trouve que c'est beaucoup.
Moi : Tu me trouve vielle ?
Fabi : T'as 6 ans de plus que moi alors oui j'te trouve vieille. Et trop jolie pour trainer avec mon imbécile de frère.
Moi : M-merci... j'aime bien ton frère moi.
Fabi : Il est chiant.
Moi : C'est normal c'est ton frère.

Il hausse les épaule et recommence à creuser des petits trous dans le sable, immédiatement détruit par l'eau. Puis il se tourne à nouveau vers moi.

Fabi : Tu m'aurais donné quel âge ?

J'ouvre la bouche, la referme, le regarde et...

Moi : 8 ans.
Fabi : t'es plus gentille que les autres. Habituellement c'est 6 ans.

Il me sourit. Apparemment ça ne le dérange pas qu'on le prenne pour plus jeune qu'il ne l'est. Il se laisse tomber sur les fesses et soupire.

Fabi : t'aurais l'heure ?
Moi : Euh... oui attends.

Je me lève et vais prendre mon portable sur la serviette. Fabi me suit.

Moi : 19h15. Tu ne devrais pas être chez toi à cette heure là ?
Fabi : Hum ! Si, surement.
Moi : Tes parents doivent s'inquiétés tu ne penses pas ?

Il hausse négligemment des épaules. Apparemment il trouver quelque chose de beaucoup plus intéressant que d'écouter ce que je dis. Genre mater mes seins.

Moi : Hum ! Tu n'es pas un peu jeune pour faire ça ? Mh ?!

Il hausse à nouveau des épaules et détourne le regard pour regarder ses pieds. Je me rhabille à la va vite, range mes affaires. Fabi est toujours là devant moi, à jouer avec le sable avec ses pieds.

Moi : On y va ?
Fabi : On va où ?
Moi : Ben j'te raccompagne. Aller viens.
Fabi : j'connais l'chemin pour rentrer chez moi.
Moi : J'veux être sûre que tu rentreras bien chez toi.
Fabi : Si j'te promets que je ne ferais pas de détours ?
Moi : Je te ramène et c'est mon dernier mot.
Fabi : Dis plutôt que t'as envie de voir Johannes.

En disant ça, il shoote ans un caillou qui va atterrir quelques mètres devant nous. Fabi me conduit sans un mot jusqu'à chez lui. Une jolie petite maison, pas loin de la place du village. Je passe le portail en fer forgé derrière Fabi puis toque à la porte. C'est Johannes qui ouvre.

Johannes : Ben Roxane qu'est-ce que tu fais là ?
Moi : Je te ramène ton adorable petit frère.

Ce n'est qu'à ce moment qu'il remarque son frère, toujours en train de bouder, les bras croisés. C'est chou.

Johannes : Maman, Fabi est rentré.

Une femme, à l'air plutôt jeune se précipite dans l'entré, pousse Johannes pour embrasser Fabi.

Mère de Johannes : Oh ! Fabian. Où étais-tu encore passer. Regarde-toi, tu es tout sale. T'as trainé où hein ? C'est bien la peine que je t'achète de nouveau vêtement si c'tes pour les déchiré comme ça.

Après avoir arranger les cheveux de Fabi, ce qui n'a servit à rien étant donné qu'ils ont repris leur place juste après et avoir épousseté son T-shirt, elle daigne enfin lever le visage vers moi.

Mère de Johannes : C'est vous qui l'avez ramené ? C'est très gentil merci.

Puis elle reprend en regardant Fabian.

Mère de Johannes : Je t'avais pourtant demandé de rentré à 18h30 Fabian.
Fabi : je n'avais pas l'heure.
Mère de Johannes : Tu n'as pas emmené ta montre ?
Fabi : Je n'ai pas de montre.
Mère de Johannes : On t'en achètera une.

Puis elle le prend par la main et l'emmène à l'intérieur. Je me retrouve face à Johannes.

Johannes : t'étais vraiment pas obligé de le ramener. Être fils unique ne m'aurais pas du tout déplu.
Moi : T'es méchant.
Johannes : C'est mon petit frère. Toi t'es fille unique alors tu ne sais pas ce que ça fais.
Moi : C'est sûr. Mais j'aurais aimé avoir un petit frère ou une petite s½ur pour m'en occupé.
Johannes : La barre ! Vous étiez où ?
Moi : A la crique.
Johannes : Okay.

On se regarde un moment sans savoir quoi dire. C'est moi qui finis par briser le silence.

Moi : Bon, ben j'vais y aller.
Johannes : d'accord. Je... je te raccompagne à la porte.
Moi : On est déjà à la porte.
Johannes : Jusqu'au portail alors.
Moi : si jamais je me perds.
Johannes : On ne sait jamais.

On rigole. Il me raccompagne alors jusqu'au portail. Encore un blanc s'installe.

Moi : Tu as cours demain ?
Johannes : Oui. Mais si tu veux qu'on se voit...
Moi : Non ça ira. C'est en ville ? Enfin ton collège ?
Johannes : Oui.
Moi : Je pourrais t'attendre à la sortie si tu veux et on pourra aller manger une glace. Enfin tu préfère peut-être rester avec tes potes. Je comprendrais si c'est le cas.
Johannes : J'me les tape déjà toute la journée. Alors je veux bien pour la glace. A une condition. Celle que je te la paye.
Moi : C'est ce qu'on verra. A demain.
Johannes : A demain. Je finis à 16h.
Moi : Okay.

# Posté le mardi 25 août 2009 15:11

Modifié le lundi 31 août 2009 10:36